Aux confins de la chambre

Maori

Ce toit s’élève
Comme les tiges roides
D’une jupe maori :
Tout s’emboîte, tout gravit.

Oiselé

Ces parois de vieilles pierres :
Autant d’abris pour les martinets à venir.
Il faut attendre encore…
Trois hirondelles tissent ma patience.

Jaillies

Quatre longues tiges se dressent
Souples, jeunes, vertes,
Et suffisent presque à mon contentement ;
Les cyclamens roses parachèvent ma joie.

Fleuries

Ce qui me sauve en ce moment de disette,
Ce sont les fleurs et leurs couleurs,
Ce rose, ce pourpre, ce bleu qui rompent
Le sempiternel camaïeu de verts.

Épanouie

Tous les ans, la vigne refleurit.
Elle fait semblant d’être morte
Pour aiguiser notre impatience.
On s’y attend le moins et voilà qu’elle revient !

Ouverte

Cette chambre close,
Ouverte sur des murs, sur des toits,
Pourrait sembler une clôture.
Loin de là, elle respire et s’élève.

Silencieuse

C’est une chambre pour dormir au soleil,
Pour respirer plus ample, pour penser plus grand.
C’est une chambre d’échos silencieux
Pour être bien, pour être heureux .

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